18 décembre 2015

La dernière chronique d'Ernest

 Les reins, c'est un organe nul. Déjà ceux de mon Papa qui ont voulu faire le cancer, je les déteste. Les miens ont tendance à vouloir faire du sable, voire des petits graviers, ça s'appelle des coliques néphrétiques et c'est nul. Ceux d'Ernest aussi ils sont nuls. D'ailleurs c'est à cause d'eux que cet article existe. 

Je m'appelle Ernest. Un beau jour de poisson d'avril, en 2005, j'ai vu le jour dans une petite famille bordelaise. Déjà j'étais prédisposée à aimer le poisson, car le premier avril c'était quand même le seul jour spécial poisson de l'année, et moi, autant vous dire que je suis pas la dernière à loucher sur le thon ou le saumon fumé. 

Donc ma petite famille avait décidé qu'après les trois mois de mes frères et soeurs et moi, il faudrait que nous trouvions des foyers pour grandir et s'épanouir. Diffusion de photos et tout ça. Dans une entreprise, une amie fait passer des photos, et là, le Maître flashe. Ce petit chat gris, l'air espiègle, avec ses grands yeux verts, il est pour lui. Faut dire que pour la photo je m'étais un peu forcée à prendre un air mignon. Un jour d'été 2005, j'ai donc rejoint le Maître. Il avait acheté plein de petits trucs pour m'accueillir mais moi, je n'avait qu'une idée, lui grimper sur le torse pendant qu'il faisait la sieste pour me blottir dans son cou. Je voulais lui dire qu'il était moelleux et que je l'aimais déjà beaucoup. 

Il m'a donc appelée Ernest, en référence au peintre Ernest Pignon Ernest. Parce que oui, le Maître est cultivé, et moi, j'ai adopté mon prénom. Un jour, le Maître m'a dit qu'il avait toujours rêvé d'avoir un chat à lui et qu'il est super content que ça soit moi le premier. Je crois qu'il m'aime vraiment fort. 

Ensuite le Maître a emménagé avec la première Maîtresse, ils m'ont chouchoutés. Il parait même que j'adorais me balader en laisse dans le jardin de la résidence, chaque fois que je voyais la laisse je devenais folle de joie. Mais en vrai, mon truc préféré, c'est la sieste dans le cou du Maître, chaque vendredi après midi... Dès que je le vois poser ses fesses sur le canapé, j'accoure et je me blottis. 

Ces années là, faut aussi que je vous parle de Papi-maître et de Mamie-maîtresse. Ils n'ont pas de petits enfants, le Maître est leur seul chouchou. Alors ils ont moi. Ils m'adorent. Même si Mamie-maîtresse rouspète quand elle me retrouve en haut de sa tringle à rideaux quand j'ai décidé de faire de l'alpinisme ou si je croque les fleurs de ses bouquets. Ils m'envoient toujours des câlins par téléphone. Et ils me gardent aussi souvent quand le Maître part en vacances, car moi je n'aime pas tellement la voiture. 

D'ailleurs, c'est aussi grâce à Papi-maître et Mamie-maîtresse que j'ai découvert la liberté du dehors. Le jardin. C'est un truc génial en été. J'aime me prélasser sur les carreaux chauds de la terrasse et surtout j'aime bien quand Mamie-maîtresse et Papi-maître prennent l'apéritif, parce que y'a toujours un petit apéricube pour moi. Alors, les vacances du Maître, c'est aussi mes vacances à moi. Je grimpe aux arbres, je chasse des oiseaux, des souris et des mouches. 

Puis un jour, le Maître et la première Maîtresse se sont séparés, alors j'ai été vivre quelques temps chez Papi-maître et Mamie-maîtresse. Ils habitent haut dans une tour, j'adore la vue, mais j'ai peur du bruit sur leur balcon.

Dans le genre organisée, je suis pas mal. J'aime les petites routines comme aller au lit sur le coup de 22h20 et attendre qu'on me rejoigne. J'aime pas quand les deux-pattes se couchent trop tard, j'aime dormir tôt et avec eux. Je me blottis dans leurs genoux ou au creux de leur dos pour avoir bien chaud et être bien douillette sur la couette. 

Je suis aussi une grande gourmande et... ça se voit. Je suis un gros chat, et le Maître dit de moi que je suis la plus belle, avec le regard de Scarlett Johansson et les fesses de Kim Kardashian. Par contre, il n'aime pas qu'on dise de moi que je suis grosse. Il a sa fierté, vous comprenez.

Quelques mois plus tard, le Maître a décidé de trouver une nouvelle maîtresse pour moi. D'ailleurs il précise direct qu'on est une équipe, la future maîtresse doit nous accepter tous les deux, parce qu'on est un tandem de choc. Il m'en a présenté plusieurs, certaines que j'ai vraiment détesté et qui me le rendaient aussi, d'autres plutôt cool. Et un jour, il a ramené une maîtresse à bouclettes. Je l'aimais bien mais j'ai mis quelques mois à l'apprécier et à vraiment l'adopter. Elle était toujours gentille avec moi, elle m'ouvrait la porte du balcon pour que j'aille voir dehors, me faisait des caresses, me donnait à manger. J'ai réalisé que c'était une gentille personne qui aimait les animaux. En plus, elle aimait bien tricoter et moi... le tricot j'aime ça aussi. Le petit bruit des aiguilles, les fils qui défilent, les lainages chauds et moelleux, ça me parle. Alors petit à petit je suis venue me coller à elle et parfois même m'installer sur son épaule pendant qu'elle faisait la sieste. Et puis le Maître avait l'air heureux avec elle alors j'ai décidé de l'adopter comme Maîtresse.

Mais alors ensuite, le Maître et la Maîtresse ont fait un truc génial. On a changé d'endroit, j'avais 9 ans.  Et j'ai découvert que la liberté, c'était pas seulement pour les vacances. On a eu une maison. J'ai mis quelques jours à comprendre le principe de l'escalier, je comprenais pas au début comment passer d'en-haut à en-bas. Puis ensuite j'ai compris que là-haut, c'était un terrain de jeu en plus et que chaque nuit il fallait y aller pour dormir avec le maître et la maîtresse, en s'installant vers 22h30 sur leur oreiller. La journée, il y avait le soleil aussi là-haut alors j'aimais bien y dormir quelques heures. 

Mais le top, c'était le jardin. Déjà il y avait des grandes baies vitrées pour regarder les oiseaux qui se posent et mangent les graines du jardin de la Maîtresse. Il y avait même un tas de compost sur lequel j'aimais m'installer, la Maîtresse disait que j'étais la reine des mouches sur son trône. Petit à petit mon royaume s'élargissait. Un jour le Maître, lassé de me voir dangereusement passer par dessus le grillage piquant, m'a même fait une petite ouverture pour aller chez le voisin. C'est devenu le chemin vers les toilettes. C'était si bien de faire ses besoins là-bas. Je m'aventurais un peu, mais jamais trop loin, ni jamais trop longtemps. 

Parce qu'en plus au bout de quelques temps, la Maîtresse n'est plus partie travailler. Elle était à ma merci à la maison. Dès que je le souhaitais, elle me laisser entrer ou sortir. Je n'avais qu'à réclamer. Je crois que j'avais l'ascendant sur elle. Je faisais plein de trucs de chat, j'avais des journées bien remplies. Comme rencontrer d'autres chats, dans le quartier, ils se divisent en trois : mes amis, mes ennemis et les indifférents. J'avais mes coins préférés, mes habitudes...

Et puis l'hiver est venu et j'ai commencé à avoir mal. Je n'avais plus faim. Le Maître et la Maîtresse m'ont emmené chez le vétérinaire et ont beaucoup pleuré. J'ai eu un peu de répit et pendant ces moments, j'ai voulu leur montrer combien je les aimais et combien ils m'ont rendu heureux. Je crois qu'ils ont cru que j'allais guérir mais malheureusement ce n'était pas le cas. Je leur ai fait des câlins, je suis restée près d'eux, j'ai ronronné. Mais je n'avais plus d’appétit et j'avais bien mal, j'aurai pu me mettre dans un coin et attendre mais ce que je voulais, c'était être avec eux, parce que c'est l'endroit où je me sens le mieux. J'avais de plus en plus mal alors le Maître et la Maîtresse ont choisi de me faire prendre le chemin du ciel, parce qu'ils m'aiment et qu'ils ne veulent pas me voir souffrir. Je crois que c'est terriblement dur comme choix mais aussi que c'est une preuve d'amour. Moi non plus je n'aurai pas voulu qu'ils souffrent.

Y'a plein de gens qui ont pensé à moi. Papi-maître et mamie-maîtresse sont venus me voir. Les gens de l'internet ont envoyé plein de jolies et douces pensées. La Maîtresse m'a donné plein de caresses de plein de gens : Karine, Laeti, Amandine, Elsa, Megan, Emilie, Agathe, Marina, Laurie ... Ils sont si gentils les gens d'internet. 

Le Maître et la Maîtresse ont donc pris, le coeur très lourd, le chemin du vétérinaire et m'ont dit au revoir et après je n'ai plus eu mal. Je n'ai pas eu peur parce que le Maître et la Maîtresse étaient près de moi. Ils m'ont caressée, m'ont parlé. J'ai aussi eu une place dans le joli jardin où j'ai tellement aimé vivre. La Maîtresse y plantera des fleurs pour moi, au printemps.

La Maîtresse m'a bien dit que j'allais leur manquer, parce que la maîtresse m'a beaucoup parlé avec sa bouche quand j'allais mal. Le Maître, lui, il parle plutôt avec son cœur. Mais le message est le même, et moi j'ai envie de leur dire merci de m'avoir offert une si jolie vie. Je crois qu'on a beaucoup aimé être ensemble et que même si je ne serai plus avec eux, je sais que je serai toujours dans leur cœur, leurs souvenirs. Et eux aussi, ils sont pour toujours dans mon coeur. Je sais qu'à chaque sieste du vendredi le Maître pensera à moi.

Je suis allée retrouver d'autres animaux, Clop, le chien de ma Maîtresse quand elle était petite. Je ne la connais pas et il paraît qu'elle n'aimait pas trop les chats. Mais faut que je lui parle de la Maîtresse, que je lui dise que maintenant elle est grande, qu'elle a toujours des bouclettes et qu'elle aime aller dans la forêt trouver des champignons. J'ai aussi la mission de parler à Teepee, le cheval de la Maîtresse, pour lui dire que la Maîtresse a été vivre un an au Canada et qu'elle a adoré ça. Y'a aussi plein d'autres gens pour qui j'ai des messages. Je leur dirai à tous que le Maître et la Maîtresse ont été heureux avec moi et qu'ils vont continuer à l'être ensemble, que leur amour est très très fort, même si pour quelques temps ce sera difficile et que je sais que la douleur sera grande. Un jour on se retrouvera, quand le Maître aura une barbe blanche et la Maîtresse, des bouclettes grises et on fera la sieste tous les trois. Ce sera bien. 

Je vous passe une jolie ronronnette à vous aussi. Parce que vous lirez ça, parce que le Maître et la Maîtresse ont besoin de vous, parce que vous êtes super. Je vous souhaite aussi de jolies fêtes à tous, le saumon, les crevettes et moi on se connait et délectez-vous-en de ma part. N'hésitez pas aussi à me laisser un commentaire si vous avez des messages pour certains animaux là haut, je suis une vraie commère j'adore les potins et comme ma Maîtresse adore que le facteur sonne, j'ai bien envie à mon tour de distribuer des messages d'amour.


Cet article a été inspiré par le sublime article La dernière chronique de Pika, par Mon côté Greluche, parce que Kriss, en amoureuse des animaux, a su mettre les mots justes et que son article m'a apaisée à un moment où j'en avais vraiment besoin.

3 décembre 2015

DIY : Des boules en sequins pour le sapin !

Ah, l'ambiance de Noël. Ici, ça donne des idées créatives... Alors je vous partage un petit DIY tout facile pour décorer le sapin. A mon avis, cela peut aussi intéresser les enfants (à partir de 8 ans, il faut un peu de précision et beaucoup de patience pour faire une boule).

La technique est simple : on pique avec des épingles prévues à cet effet des sequins dans des boules de polystyrène. Ensuite, les variations sur les couleurs de sequins, ordonnés ou non, les tailles des boules... Il existe des dizaines de possibilités.

 Pour l'attache qui permettra d'accrocher la boule au sapin, j'ai choisi d'utiliser des trombones "dépliés", la forme des branches de mon sapin artificiel ne permet pas tellement l'utilisation de ficelles. On les voit bien sur la photo parce que je n'avais que des trombones de couleur violette mais sur une vue d'ensemble du sapin, le violet est très discret. J'ai donc déplié le trombone, planté le métal bien profond dans le polystyrène, formé un crochet à l'autre extrémité du métal et accroché sur le sapin. Et voilà une jolie activité pour occuper un après midi d'automne. Pour info, les boules de polystyrène que j'ai utilisé font 7 cm de diamètre et j'ai utilisé 30 g de sequins par boule environ, une boule m'a pris à peu près une heure à réaliser.

J'ai acheté les sequins, les épingles et les boules à Cultura. La petite boîte d'épingles qui fait environ 3 boules coûte environ 3€, la boule de polystyrène 0,65€, les sequins coûtent 2€ les 100 g (au rayon enfants pour les dorés, j'en voulais aussi des cuivrés mais il n'y en avait qu'au rayon adultes, conditionnés par 50 g pour 1,80€).


20 novembre 2015

CRPE : je deviendrai maîtresse en 2016 (2)

Je vous ai parlé dans cet article de ma méthode pour travailler le concours. Je reviens donc quelques semaines plus tard pour voir comment j'ai réussi à avancer.  

Bloc 1 : le travail personnel autonome

J'ai bien débroussaillé le travail. Les maths sont quasiment terminées et les trois autres matières bien entamées. Je n'ai pas adopté un système de fiches mais un cahier par matière où je stocke l'information que je ne connais pas encore. Il ne s'agit donc pas d'exhaustivité pour chaque matière mais d'informations à maîtriser pour le concours. Dans les sujets qui me sont totalement étrangers, je sélectionne l'information la plus intéressante et indispensable à mon sens pour le concours car je prends de plus en plus conscience qu'on ne peut pas tout savoir, tout connaître. Je récupère ces infos dans ma biblio (livres, textes officiels... ) mais aussi lors de mes cours (voir bloc 2) où je prends en note chaque sujet que je creuse en aval de la leçon.

Bloc 2 : Les cours

Deux fois par semaine, j'ai maintenant des cours. J'essaye de les préparer du mieux possible et le plus efficacement possible (numériser ceux que je vais devoir partager, prendre des notes pour ceux qu'il faut présenter à l'oral, rédiger ceux qui demandent de l'être...). J'ai également commencé à travailler avec une binôme pour ces préparations ce qui enrichit énormément mes questionnements et permettent ainsi de mieux profiter de la présence de l'enseignant.
  
Bloc 3 : Les concours blancs

Rien de neuf de ce côté, le premier est prévu à mi-janvier puis deux autres suivront, en février et en mars. 

Bloc 4 : La rédaction du mémoire

J'ai mon thème, j'ai quelques idées. Je dois formaliser tout ça prochainement pour en discuter avec mon directeur de mémoire et commencer à y travailler. Je parlerai donc d'alimentation en maternelle. Si des enseignants passent par ici et qu'ils ont de la documentation à me faire passer, je suis preneuse !

Bloc 5 : La veille

Je n'ai pas encore bien formalisé mon processus et systématisé mes recherches et trouvailles. Je lis quelques trucs mais ce n'est pas assez cadré, je pense qu'il faut que je fasse quelque chose de plus carré pour ne pas passer à côté d'une info importante.Je compte donc rédiger un processus bien explicite pour lister l'ensemble des sites à visiter chaque mois pour y puiser de l'information. Je me suis aussi remise à suivre l'actualité, chose que je ne faisais pas systématiquement depuis quelques années.

Bloc 6 : les stages

Apparemment, les écoles et les inspections académiques sont actuellement un peu frileuses pour prendre des stagiaires... Mais je ne désespère pas... Je dois relancer ces personnes très bientôt.

Voilà un peu mon bilan de préparation au concours, j'avance bien, je prends plaisir à faire tout ça bien que j'avais un peu sous-estimé la charge de travail... Donc je bosse pas mal...


Mon article précédent "Je deviendrai maîtresse : ici
Le libellé "CRPE" :  ici
Mon retour d'expérience sur les écrits du concours de l'année dernière : ici
Ma réaction face à mon échec : ici

22 octobre 2015

La Zone du Dehors - Bordeaux Victor Hugo

Il y a des endroits où tu te sens bien. Des endroits où tu as envie de passer, juste pour flâner. Et à Bordeaux, La Zone du Dehors c'est ça. L'adresse : Cours Victor Hugo, au n° 68, tout près des Quais et du tram "Porte de Bourgogne".

Tout d'abord, et je voudrais dire principalement, la Zone du Dehors est une librairie. Mais pas de rayons exhaustifs comme à la fnac. Ici il y a certes du choix, mais aussi il y a les choix. Les livres dans cet endroit ont été sélectionnés, choisis par l'équipe de libraires. On y trouve des post-it avec des avis. Des romans, de la sciences fiction, des BD, des sélections de livres sur certains sujets : gros rayon "geek" (culture du jeu vidéo, mangas, star wars et plein de trucs que je ne connais pas), rayon street art, écologie, psychologie, LGBT, ... Il y a aussi divers évènements qui se passent là bas, je t'invite fortement à jeter un œil à leur programmation.


Ensuite, cet endroit est aussi un café sympa, si tu te décides à aller au fond de la boutique, tu découvriras une belle verrière, des tables, des chaises, et même un canapé. Déjà le café est le thé y sont de qualité et à des prix abordables. Ensuite le lieu est convivial, à mon sens c'est l'endroit où tu as envie de venir pour y réviser, écrire un bouquin, ou faire un tarot avec tes potes autour d'une boisson chaude de d'une pâtisserie. J'envisage aussi de venir y tricoter soit avec mon Ipad (y'a le wifi) ou, encore mieux, peut être des tricopines bordelaises... Les boissons sont bio, les pâtisseries et le repas du midi aussi, il parait que c'est bon (en tout cas les clients étaient enthousiastes mais je n'ai pas encore goûté).

Enfin, cet endroit est aussi un lieu où tu pourras admirer des expos (et parfois des artistes en plein travail...). En ce moment, il y a une grande fresque à l'entrée réalisée par mon chéri Monsieur Poulet et une expo d'A-mo. La fresque a été réalisée récemment, et pendant la dizaine d'heures que mon chéri a passé là bas, j'ai lu, tricoté, choisi des livres pour mon concours, regardé des vidéos Youtube, discuté, bu du thé et du café et surtout... j'ai passé un super moment !

Tran5fert, l'expo qu'il fallait avoir vu cet été à Bordeaux : ici
Escapade au Zoo de Pessac : ici
Balade oenologique à Fronsac, Château de la Rivière : ici


8 octobre 2015

CRPE : Je deviendrai maîtresse !

L'année dernière, j'avais commencé à vous parler de ma manière de réviser pour le concours de professeur des écoles. Cette manière n'a pas porté ses fruits comme vous le savez, mais j'ai décidé de m'y prendre un peu différemment cette fois ci et voici la manière dont je vais procéder.

Je vais, tout au long de l'année, travailler entre 1h30 et 3h30 par jour, du lundi au vendredi. Ces révisions vont s'organiser autour de six grands blocs. Je vous présente aujourd'hui ces différents thèmes et je reviendrai régulièrement vous expliquer où j'en suis.

Bloc 1 : le travail personnel autonome

Il s'agit pour ceci de travailler chacune des quatre matières principales (français, maths, EPS et connaissance du système éducatif français) à partir de bibliographie. Des livres mais aussi des cours enregistrés (audios et powerpoint) que me fournit ma prépa privée. Pour le moment donc, j'essaye de butiner un peu sur les quatre matières pour septembre et octobre pour pouvoir avoir un bon bagage avant de commencer le bloc 2.

Bloc 2 : Les cours

Les cours que je vais faire avec la prépa privée. Deux fois par semaine, pendant 2h, je vais assister aux cours proposés par l'organisme. Il s'agira pour chaque cours non pas d'un cours magistral où le prof parle et les élèves écoutent mais d'une correction argumentée d'exercices types que les élèves auront préparé en amont. Chaque cours nécessitera donc une préparation et une reprise en aval de la séance en web-présentiel. Ces cours commencent début novembre, après les vacances de la Toussaint. 

Bloc 3 : Les concours blancs

Pour le moment, je suis tranquille. Mais j'ai trois concours écrits blancs qui se tiendront à Bordeaux en janvier, février et mars, avant les réels écrits d'avril. Une bonne mise en situation qui me permettra de m'entraîner dans les conditions "réelles". Je n'ai pas encore validé ma participation pour des oraux blancs mais je pense que j'en ferai également, histoire d'avoir toutes les chances de mon côté.

Bloc 4 : La rédaction du mémoire

10 pages à rédiger sur un sujet. Pour moi ce sera sur un sujet de sciences et technologies, très probablement en cycle 1 (donc la maternelle). Je pense m'y mettre assez rapidement, une fois le gros boom du bloc 1 passé, pour le moment je focalise mon attention sur les bases à connaître pour entamer efficacement les cours. Pour ce bloc, j'ai choisi également une aide par l'organisme de formation, je vous dirai comment ça avance. Ce qui serait bien, c'est que vers février-mars, mon dossier écrit soit bouclé.

Bloc 5 : La veille

C'est une partie qu'il ne faut pas négliger et que j'ai la chance de pas mal maîtriser grâce à mon ancien boulot. Je me tiens donc un peu au courant de ce qui se passe en terme d'actualités sur l'école et l'éducation, des documents qui sortent... Je regarde aussi les blogs de certains enseignants ou de candidats au concours.

Bloc 6 : les stages

Dans l'idéal, j'aimerai faire trois semaines d'observation dans des écoles, une en cycle 1, une en cycle 2 et une en cycle 3. Les places à partir de janvier sont délicates à obtenir, les stagiaires prioritaires sont ceux qui sont en master d'enseignement. Je vais donc prendre quelques contacts avant les vacances de la Toussaint pour aller m'immerger dans des écoles proches de chez moi au contact des enseignants et des élèves.

N'hésitez pas à répondre dans les commentaires par rapport à vos avis, vos questions, vos suggestions car le travail est de longue haleine et j'ai besoin de votre soutien tout autant que de votre oeil aiguisé et extérieur quant à la pertinence de ma méthode de travail.

Et voilà à quoi ressemble une fiche...


Le libellé "CRPE" :  ici
Mon retour d'expérience sur les écrits du concours de l'année dernière : ici
Ma réaction face à mon échec : ici

25 septembre 2015

Gâteau aux mirabelles et caramel au beurre salé

Il y a quelques temps, j'ai acheté, dans l'optique de faire de la confiture, des mirabelles. Comme ça tombait la semaine de l'anniversaire de mon cher et tendre, je me suis également servie d'une partie de ces fruits pour faire un gâteau. Je pense que la recette est également transposable à d'autres fruits : pommes, poires, figues, abricots, tous ces fruits qui supportent très bien la cuisson et qui s'associent bien au goût du caramel.


La recette est relativement simple.

Il vous faudra :
- 600 g de fruits (ici des mirabelles dénoyautées)
- 200 g de sucre
- 4 oeufs
- 75 g de farine
- 1 sachet de levure chimique
- 90 g de beurre demi-sel.

La première étape consiste à faire fondre ensemble 45 g de beurre et 120 g de sucre. Sans mélanger, sans rien toucher, pendant ce temps là, on beurre un moule à gâteau et on préchauffe le four thermostat 5 (ou 6 si votre four ne chauffe pas trop). Dès que le caramel brunit, on ajoute dedans les fruits et on coupe le feu. On mélange. Les fruits vont immédiatement cuire parce que le caramel est très chaud. On verse sans attendre le mélange caramel / fruits au fond du moule à gâteau.

On prépare ensuite "l'appareil" : on mélange les jaunes d'oeufs, le sucre, la farine, la levure et le beurre qui reste (fondu) jusqu'à obtenir une pâte homogène. On monte les blancs d'oeufs en neige avec une pincée de sel et quand ils sont bien fermes, on les incorpore délicatement à la pâte.

On verse ensuite la pâte dans le moule à gâteau par dessus les fruits au caramel et on enfourne pour 30 à 40 minutes. Quand la lame du couteau plantée dans le gâteau ressort sèche, c'est que le gâteau est cuit. On laisse bien refroidir (au moins 2h) avant de démouler. On sert avec un peu de glace vanille....

Régalez vous !

La recette de la confiture de mûres : ici
La recette de la confiture de lait : ici
La recette des meringues de noël : ici
La recette de la pannacotta à la verveine et à la vanille : ici
La recette du gâteau banane, yaourt, épices et chocolat : ici



21 septembre 2015

Mon tapis boucherouite - DIY

Les tapis boucherouite (ou boucharouette il y a plein d'orthographes sur internet) sont des tapis berbères. Ils sont constitués d'un canevas sur lequel sont fixés des brins de laine ou des bandelettes de tissu.
Voilà le travail en cours !

Quand j'ai vu ce tuto chez Zess, j'ai été séduite. Cependant le matériel étant assez cher, j'ai mis du temps à me lancer. Je voulais être sûre des couleurs employées et que j'aurai du temps pour le faire. En effet c'est assez chronophage. Chaque "carreau" chez moi me prend à peu près une vingtaine de minutes à faire. Multiplié par le nombre de lignes. Multiplié par le nombre de colonnes. Ajouté au temps de découpage. Oui. C'est un peu un ouvrage fleuve qui va m'occuper pendant encore plusieurs mois.
Le crochet nécessaire à ce DIY

Le matériel dont on a besoin est simple, pour les liens et plus de détails, je vous envoie vers le second article de Zess à ce sujet. Une table de découpe (j'avais de la chance, mon chéri en a une pour découper ses affiches), un cutter rotatif (si vous êtes gaucher comme moi, attention, certains sont uniquement pour les droitiers...), un crochet adéquat, une toile à tapis. Pour les deux derniers objets, j'ai simplement commandé sur Amazon en suivant les liens proposés dans l'article cité au dessus.

Ensuite, le choix des tissus et des couleurs. Soit on prend un tissu synthétique qui ne s'effiloche pas, comme Zess pour son tapis. C'est un peu cher. Ou alors comme moi on prend du coton, ça s'effiloche mais bon, je pense qu'après un bon passage d'aspirateur ça le fera moins, et je pense que cet aspect effiloché est assez chouette au final. J'ai choisi de faire un motif à carreaux jaune, orange et blanc, un peu organisé comme un vichy. Le tissu choisi est donc du coton 100 % acheté au mètre à mondial tissu, dans leur gamme permanente histoire de pouvoir renouveler le stock si besoin. J'ai commencé par acheter 12m de blanc et 6m de orange et de jaune. L'investissement se monte à environ 60 euros pour le tissu.

On voit bien ici l'aspect effiloché
On découpe des bandelettes d'environ 9cm sur 2cm. Pour les mesures, j'ai vraiment fait vite fait, je déchire dans mes gros coupons de tissu des bandes de 9cm de haut et ensuite je "coupe des tranches" de 1,5 à 2,5 cm de large sans mesurer au cutter rotatif.

Attention, cet engin coupe !
Ensuite l'assemblage. J'ai pris des photos pour vous montrer, car la méthode est extra simple mais pas forcément évidente à expliquer. Si vous allez sur les tutos de Zess, vous verrez que nous n'avons pas choisi la même façon de nouer.

On passe sous la bride sur laquelle on doit mettre notre brin de tissu


On attrape avec le crochet un brin de tissu par le milieu

Le tissu est enfilé autour de la bride du canevas
On fait un petit nœud avec ses doigts, c'est là que c'est assez minutieux parce qu'il faut que les brins à gauche et à droite du nœud soient de même longueur
 Et voilà le nœud fait. Je noue une bride sur deux du tapis et on ne voit pas le canevas. Pour les bords, je noue des bandelettes de tissu autour de 2 brides adjacentes comme on le voit sur la photo.

Le dessous du tapis montre bien la régularité de nouage ainsi que les finitions sur le bord.
Je vous tiendrai évidemment au courant de l'avancée de ce projet et si il vous plait aussi... Lancez vous !

DIY : mes projets du moment : ici
Mes étiquettes de jardin en perles à repasser : ici
Quelques cadeaux pour mes collègues : ici
Le tutoriel du pliage hérisson avec un livre de poche : ici

14 septembre 2015

Au Paradis du Papillon

Je ne sais pas si vous avez vu mon nouveau générique sur ma chaîne Youtube, mais j'ai abandonné les poissons pour les papillons. Cette scène a été tournée à Sanguinet, au Paradis du Papillon. Il s'agit d'une serre et d'un jardin surmonté d'un filet où les papillons évoluent en toute liberté.

On peut donc observer des papillons, les prendre en photo, s'asseoir dehors sur un banc et tout simplement profiter de leurs vols silencieux. Il y a, comme vous le verrez sur les photos, des papillons partout, de toutes les couleurs, de toutes les tailles, avec des comportements qui leurs sont propres : certains butinent les fleurs, d'autres sont en pleine parade amoureuses, certains volent partout sans jamais s'arrêter....

On peut aussi observer là bas quelques poissons dans des aquariums et des bassins, quelques insectes dans des terrariums et des petites cailles en liberté qui mangent les prédateurs des papillons. 

Petits plus : la dame qui s'occupe de la serre est tout à fait ouverte à répondre aux questions sur la vie des papillons et saura vous montrer et vous expliquer les chenilles, les chrysalides, les prédateurs et toute la faune et la flore qui se cache dans le parc. 

 C'est instructif et poétique et je vous laisse avec quelques photos que j'ai pris beaucoup de plaisir à prendre. Pour info j'utilise un Canon EOS 650D avec un objectif 18-135, le même que j'utilise quasiment tout le temps pour mes vidéos.















S'y rendre : 1478 Route de Bordeaux à Sanguinet (40), compter environ 40 minutes de route depuis Bordeaux.

Infos pratiques : 6€ pour les adultes, 4,50 € pour les enfants. Le parc est ouvert en été, vous trouverez les horaires détaillés sur leur site internet. Ce qui est cool c'est que le parking est équipé d'une large aire de pique-nique avec des jeux pour les enfants.

Mon article sur Lyon : ici
Mon article sur Fronsac - le château de la Rivière : ici
Mon article sur ma découverte du bassin d'Arcachon : ici

11 septembre 2015

Escapade Lyonnaise

Il y a quelques semaines, pendant les vacances, j'ai emmené mon chéri visiter la ville de Lyon, où j'ai vécu plusieurs années pendant mes études et où vit ma maman. Je n'ai pas vraiment de "bons plans" à partager ou de trucs foufous à faire mais j'avais envie de partager avec vous quelques photos parce que la ville nous a beaucoup plu, parce que c'est beau, parce que c'est dépaysant et parce que j'aime les photos. Je vais donc plutôt vous partager des photos histoire de vous montrer un peu ce que nous avons vu et fait.

Nous avons seulement passé deux heures au Parc de la Tête d'Or mais nous avons quand même pu profiter de la beauté des fleurs là bas.

Le Parc de la Tête d'Or comprend un zoo gratuit en ville, c'est une agréable balade à faire surtout si, comme lors de notre séjour, la météo est clémente.

Kiosques, manèges, stands de glaces, l'ambiance du Parc de la Tête d'Or que j'ai fréquenté étant petite fille a pour moi le bon goût de l'enfance.

Direction le haut de la colline de Fourvière en funiculaire "La ficelle" pour le prix d'un ticket de métro

La basilique de Fourvière en haut de la colline, c'est immense et incontournable quand on va visiter Lyon

Quand j'étais enfant, Lyon ne comportait qu'un gratte-ciel, le "crayon", il y en a maintenant 3 que l'on peut apercevoir depuis le belvédère de Fourvière

Le hall du musée des Miniatures n'est pas payant et on peut y admirer quelques maquettes dont cet intérieur sixties que je n'ai pas pu m'empêcher de partager avec vous.

Le quartier de Saint-Jean est certes très touristiques mais ces jolies couleurs ocre sont tout un symbole, je n'aime pas les villes grises et donc... j'adore !

Les traboules sont des passages d'un immeuble à l'autre, par une succession de couloirs et de cours intérieures avec des puits de jour. On ne le voit pas très bien mais c'est bien un chat qui surveille les touristes qui empruntent cette traboule.

Aucune occasion ne se perd pour mon chéri pour fouiner et dénicher de nouveaux vinyles pour sa collection, j'aime énormément cette photo, je m'ennuyais en l'attendant et il ne me regardait pas, photo prise sur le vif !

Lyon est célèbre pour sa gastronomie et ses "bouchons", des restaurants typiques. Nous avons mangé au Mercière qui se situe dans la rue éponyme, je vous le conseille sans hésitation (par contre il faut avoir faim, les portions sont très copieuses)

Guignol et Gnafron ont conquis de nombreuses villes mais Lyon est leur cité d'origine

Les quais de Saône, c'est vraiment sympa de s'y promener.

Au détour des quais, plusieurs immenses fresques en trompe-l’œil sont visibles, ici la fresque des lyonnais où on voit Bernard Lacombe, l'abbé Pierre et Paul Bocuse. Cette fresque comprend une multitude de personnages sur une hauteur de quatre étages.

Face à Saint-Paul sur les quais de Saône côté Presqu'île, les bouquinistes. Quand j'étais petite filles, c'était notre sortie dominicale avec mon papa. Je crois que c'est ici que j'ai pris goût à la lecture.

Les artistes lyonnais ne sont pas en reste puisque ce séjour a permis à mon chéri de peindre avec "La coulure" un collectif d'artistes locaux talentueux et très sympa. Sur cette photo, on aperçoit aussi le dôme de l'opéra et au loin la basilique de Fourvière.

Visite aux Halles où on en prend plein les yeux, les narines et le palais... Ici des fromages de chèvre... Miam miam miam !

Je sais qu'il y a des bretzels sur cette photo, qui ne sont pas vraiment lyonnais. Néanmoins, la charcuterie est bien représentée : rosette, Jésus, saucisson lyonnais, ... en à peine quatre jours sur place, nous n'avons pas tout pu goûter !

Encore une chose qu'il nous reste à goûter : la tarte praline. Voilà pourquoi une chose est sûre... nous reviendrons ! 

Mon article sur Fronsac - le château de la Rivière : ici
Mon article sur ma découverte du bassin d'Arcachon : ici